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	<title>Psychanalyste-Paris.com</title>
	<link>http://www.psychanalyste-paris.com/</link>
	<description>Psychanalyste-paris.com propose des articles et &#233;ditoriaux sur la psychanalyse et les formations de l'inconscient freudien : histoire de la naissance de la psychanalyse, d&#233;finitions de la psychanalyse freudienne et lacanienne, psychanalyse des contes de f&#233;es, consultations et formations du psychanalyste. La psychanalyse est une m&#233;thode d'investigation de l'inconscient et de ses formations : par l'analyse des r&#234;ves, des lapsus et des actes manqu&#233;s, par la rem&#233;moration et l'analyse des souvenirs infantiles, la m&#233;thode psychanalytique de la libre association et de la cure par la parole d&#233;noue progressivement les inhibitions, les sympt&#244;mes et les angoisses et nous lib&#232;re d&#233;finitivement de toutes nos souffrances psychiques. Christophe Bormans, Psychanalyste 8, rue de Florence - 75008 Paris Secteur Nord-Ouest : 2e, 8e, 9e, 17e et 18e arrondissements de Paris T&#233;l. : 01 40 41 07 27 M&#176; : Place Clichy, Europe, Rome ou Li&#232;ge RER ou SNCF : Gare Haussmann / Saint-Lazare</description>
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		<title>Psychanalyste-Paris.com</title>
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		<title>Contes de f&#233;es, d&#233;sirs anim&#233;s et fantasmes inconscients</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Contes-de-fees-desirs-animes-et.html</link>
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		<dc:date>2013-02-17T15:16:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Sigmund Freud</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Ainsi, les tr&#233;sors du folklore, les mythes, les l&#233;gendes et les contes se transmettent-ils encore, aujourd'hui comme hier, de g&#233;n&#233;rations en g&#233;n&#233;rations. Car &#8220;ils sont, comme le dit Freud, les reliquats d&#233;form&#233;s des fantasmes de d&#233;sir de nations enti&#232;res, les r&#234;ves s&#233;culaires de la jeune humanit&#233;&#8221;.&lt;br /&gt;Fantasmes, r&#234;ves et d&#233;sirs : r&#234;ves de voir, d&#233;sirs d'entendre, plaisirs de dire et de raconter, fantasmes d'entendre et de tendre l'oreille. Rappelons-nous de cette merveilleuse fin du &lt;i&gt;Petit Chaperon rouge&lt;/i&gt;, o&#249; la petite fille demande au loups :&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psychanalyste-paris.com/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Ma m&#232;re-grand, que vous avez de grands bras ? C'est pour mieux t'embrasser, ma fille. Ma m&#232;re-grand, que vous avez de grandes jambes ? C'est pour mieux courir, mon enfant. Ma m&#232;re-grand, que vous avez de grandes oreilles ? C'est pour mieux &#233;couter, mon enfant. Ma m&#232;re-grand, que vous avez de grands yeux ? C'est pour mieux voir, mon enfant. Ma m&#232;re-grand, que vous avez de grandes dents. C'est pour te manger !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;La chute est cruelle : &lt;i&gt;Et en disant ces mots, ce m&#233;chant Loup se jeta sur le Petit Chaperon rouge, et la mangea&lt;/i&gt;. R&#233;jouissons-nous ! Nous avons l&#224;, le morc&#232;lement, le d&#233;membrement, l'effeuillage pulsion par pulsion, membre par membre (bras, jambes, oreilles, &#339;il, dents) de l'image de l'unit&#233; psychique de notre fameux h&#233;ros : le Moi.&lt;br /&gt;Ainsi d&#233;sarticul&#233;, morcel&#233;, le Moi plonge, avec le conte, dans le tr&#233;fonds de son inconscient, o&#249; il retrouve les fantasmes et les d&#233;sirs avec lesquels il peut enfin se r&#233;concilier. Car puisque c'est un autre qui en est anim&#233;, de ces d&#233;sirs et fantasmes inavouables, nous pouvons alors en jouir &#8220;sans scrupule, ni honte&#8221;, comme le dit Freud &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Bossu de Notre-Dame : Adolescence et vie amoureuse</title>
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		<dc:date>2012-12-02T13:55:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>
		<dc:subject>Interpr&#233;tation des r&#234;ves</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Quelle diff&#233;rence y-a-t-il entre un h&#233;ros et un anti-h&#233;ros ? Aucune ! En tant qu'anti-h&#233;ros, Quasimodo partage le destin premier d'un h&#233;ros : et tout le g&#233;nie de Freud est justement de nous avoir fait comprendre que ce destin est de tuer le p&#232;re et de s'unir avec sa m&#232;re. Quasimodo n'y manque pas. La diff&#233;rence avec le mod&#232;le original n'est qu'une diff&#233;rence de temps logique. Alors que toute la trame dramatique temporelle du h&#233;ros tend &#224; r&#233;aliser son destin parricide et incestueux, l'anti-h&#233;ros est, d&#232;s le d&#233;but, comme marqu&#233; au fer rouge par l'inceste qu'il r&#233;alise de par sa naissance m&#234;me.&lt;br /&gt;&#192; peine n&#233;, le p&#232;re de Quasimodo est ex&#233;cut&#233; par les gardes de Frollo et l'enfant est recueilli dans l'enceinte de la Cath&#233;drale. Allons droit au but : de par sa naissance, Quasimodo scelle le destin de son p&#232;re et s'unit avec sa m&#232;re. Car que repr&#233;sente Notre-Dame ? Sinon le ventre de la m&#232;re, l'enceinte sacr&#233;e, dans laquelle Quasimodo se complait.&lt;br /&gt;&#192; cet &#233;gard, Quasimodo ne veut pas tant dire &lt;i&gt;difforme&lt;/i&gt;, qu'&lt;i&gt;informe&lt;/i&gt;. &#8220;Informe&#8221;, au sens de &#8220;pas encore arriv&#233; &#224; maturit&#233;&#8221;, comme encore &#8220;en formation&#8221;, encore dans le ventre de la m&#232;re, dont il peine &#224; sortir pour trouver sa forme d&#233;finitive.&lt;br /&gt;Comprenons-le d'embl&#233;e : la monstruosit&#233; de Quasimodo, c'est aussi le d&#233;sir incestueux dont il est marqu&#233; et affubl&#233; de par son histoire m&#234;me, et qui sonne comme un oracle antique. &#8220;Si tu as un fils, il te tuera et il couchera avec sa m&#232;re&#8221;, annonce l'oracle &#224; La&#239;os, le p&#232;re d'&#338;dipe. &#8220;Un b&#233;b&#233; ? Ah ! Il est monstrueux&#8221; s'exclame Claude Frollo. L'oracle &#8220;sonne&#8221;, car en tant que &#8220;sonneur&#8221;, Quasimodo ne parle pas. C'est d'ailleurs ce que lui fait remarquer son ma&#238;tre, Claude Frollo, lorsqu'il lui rend visite pour la premi&#232;re fois dans le film : &#8220;Cher enfant, &#224; qui donc parlais-tu ?&#8221; &#8220;&#192; mes amis&#8221; r&#233;pond Quasimodo, en faisant allusion &#224; des gargouilles de pierre. &#8220;Est-ce que les pierres parlent ?&#8221; r&#233;torque alors Frollo. &#8220;Non, elles ne disent rien&#8221;, avoue honteusement le carillonneur. Bref, Quasimodo n'a pas acc&#232;s &#224; la parole de son inconscient (&#199;a), il se contente de sonner les cloches et de parler &#224; son surmoi. La seule parole qui peut sortir de son inconscient est un lapsus. Lorsque Frollo lui demande de r&#233;viser son alphabet, interrog&#233; &#224; la lettre &#8220;F&#8221;, Quasimodo r&#233;pond &#8220;festival&#8221; au lieu de &#8220;faute&#8221;. Par le lapsus, c'est soudain le &#199;a, le d&#233;sir inconscient qui parle et passe par-dessus la parole du surmoi, la parole des cloches et de son ma&#238;tre. Car le Festival des fous, c'est bien la parole de l'inconscient, le charivari, le grand bruit, le chaos du &#199;a.&lt;br /&gt;Toute l'histoire, tout l'enjeu du sc&#233;nario, c'est que Quasimodo ait acc&#232;s &#224; cette parole du &#199;a, cette parole de son d&#233;sir inconscient, autrement dit que Quasimodo r&#233;ussisse &#224; parler cet inceste qui est &#224; son origine, qu'il tait depuis trop longtemps et qui le taraude et l'&#233;touffe en sourdine. Ainsi Quasimodo aura-t-il enfin acc&#232;s &#224; sa v&#233;ritable histoire, qu'il ne conna&#238;t toujours pas, puisqu'il ne conna&#238;t que celle, consciente et surmo&#239;que que Frollo lui a racont&#233;e &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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	</item>
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		<title>Alice au pays des merveilles de l'inconscient</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Alice-au-pays-des-merveilles-de-l.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>
		<dc:subject>Interpr&#233;tation des r&#234;ves</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; C'est par ce langage, le langage de l'inconscient, si bien parl&#233; par Lewis Carroll avec ses fameux mots-valises, qu'Alice va r&#233;ussir &#224; sonder les tr&#233;fonds de son inconscient, faire volte-face &#224; ses angoisses les plus profondes et finalement retrouver le chemin qui est le sien.&lt;br /&gt;Alice arrive alors au moment o&#249; le Chapelier-toqu&#233;, le Li&#232;vre de mars et le loir f&#234;tent r&#233;ciproquement leurs non-anniversaires, pour finalement proposer &#224; Alice de f&#234;ter le sien.&lt;br /&gt;Il s'agit-l&#224;, bien entendu, d'une d&#233;s-identification, particuli&#232;rement d'une d&#233;s-identification sexuelle. Jusqu'&#224; la rencontre avec la chenille, nous avons vu qu'Alice se croyait identifi&#233;e sexuellement &#224; un petit gar&#231;on : elle se mesurait &#224; un point fixe, le p&#233;nis-membre masculin infantile. D&#233;sormais d&#233;barrass&#233;e de ce rep&#232;re spatio-temporel, elle d&#233;couvre une jouissance (f&#234;te) non-phallique encore plus grande que celle qu'elle vient de quitter.&lt;br /&gt;Le th&#233;-liquide qui coule de th&#233;i&#232;res en th&#233;i&#232;res et de tasses en tasses, figure explicitement et symboliquement dans le langage des r&#234;ves et de l'inconscient, la jouissance du vase-r&#233;ceptacle f&#233;minin : la jouissance vaginale nouvelle.&lt;br /&gt;Tel un psychanalyste chevronn&#233;, le Chapelier-toqu&#233; (qui travaille du chapeau) invite Alice &#224; raconter son histoire : &lt;i&gt;Maintenant ma ch&#232;re, j'ai l'impression que vous avez une pr&#233;occupation. Voulez-vous nous dire ce qui vous ennuie ?&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Racontez-nous du d&#233;but &#224; la fin&lt;/i&gt; pr&#233;cise le Li&#232;vre de mars. Arr&#234;tant subjectivement le r&#233;cit d'Alice, le Chapelier-toqu&#233;, le Li&#232;vre de mars et le Loir ponctuent l'histoire de signifiants (entendant par exemple th&#233; pour la lettre t) et de devinettes, de mani&#232;re &#224; lui faire acc&#233;der au versant inconscient de celle-ci.&lt;br /&gt;Surtout, le Chapelier-toqu&#233;, en s'emparant de la montre du lapin blanc sous pr&#233;texte de la r&#233;parer (mais gu&#233;rir n'est pas le but premier de la psychanalyse), la casse et lib&#232;re ainsi Alice de son angoisse de castration (et/ou angoisse de perte de virginit&#233;). Comme le disait Jacques Lacan, &lt;i&gt;on ne gu&#233;rit pas parce qu'on se rem&#233;more, on se rem&#233;more parce qu'on gu&#233;rit&lt;/i&gt; &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.psychanalyste-paris.com/-Psychanalyse-des-contes-de-fees-.html" rel="directory"&gt;Psychanalyse des contes de f&#233;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.psychanalyste-paris.com/+-Interpretation-des-reves-+.html" rel="tag"&gt;Interpr&#233;tation des r&#234;ves&lt;/a&gt;

		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pinocchio : Sc&#232;ne primitive, fantasmes et th&#233;ories sexuelles infantiles</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Pinocchio-Scene-primitive.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>
		<dc:subject>Pulsions et destins des pulsions</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Toute la fabrication de Pinocchio r&#233;sume et symbolise cet acte de la p&#233;n&#233;tration du membre viril du p&#232;re dans le ventre maternel : Pinocchio est un pantin de bois, certes, mais c'est d'abord, dans le conte, un morceau de bois &#224; br&#251;ler destin&#233; &#224; &#234;tre jet&#233; &#224; la va-vite dans un po&#234;le ou dans la chemin&#233;e et qu'au dernier moment, le p&#232;re-menuisier Geppetto d&#233;cide de sauver du feu et de sculpter pour lui-m&#234;me. Si nous avons vu que l'expression &lt;i&gt;avoir un Polichinelle dans le tiroir&lt;/i&gt; signifie avoir un enfant dans le ventre, celle d'&lt;i&gt;avoir une brioche au four&lt;/i&gt; lui est &#233;quivalente et l&#8216;expression populaire sait que le four ou la chemin&#233;e sont synonymes, dans l'inconscient, du r&#233;ceptacle maternel. Ainsi, si la b&#251;che &#224; l'&#233;tat brut repr&#233;sente symboliquement et dans l'inconscient le membre viril du p&#232;re et la chemin&#233;e le r&#233;ceptacle (ou ventre maternel), ce morceau de bois d&#233;sormais sculpt&#233; et baptis&#233; Pinocchio est bien l'enfant issu d'un acte sublim&#233; &#233;chappant ainsi au feu de l'orgasme sadique et purement sexuel.&lt;br /&gt;Le dessin anim&#233; &lt;i&gt;Pinocchio&lt;/i&gt; nous pr&#233;sente donc une th&#233;orie sexuelle de la conception et de la naissance extr&#234;mement aboutie et dans laquelle la p&#233;n&#233;tration et le r&#244;le du p&#232;re sont pleinement symbolis&#233;s et, comme tels, soumis aux yeux des jeunes spectateurs ravis.&lt;br /&gt;En t&#233;moigne une derni&#232;re fois, &#224; la toute fin du film, l'activit&#233; manifeste du p&#232;re dans le ventre de la baleine, au moment o&#249; les thons entrent par bancs entiers dans le ventre du monstre marin. S'affairant soudain avec sa canne &#224; p&#234;che qui subitement s'arcboute et n'en peu plus de fr&#233;tiller, l'entr&#233;e des thons m&#233;taphorise manifestement l'activit&#233; sexuelle du p&#232;re et l'entr&#233;e des spermatozo&#239;des dans le ventre de la m&#232;re. De passif qu'il &#233;tait, le p&#232;re devient soudain actif et ce revirement figure magnifiquement comment l'enfant peut v&#233;ritablement anticiper le r&#244;le du p&#232;re dans le co&#239;t.&lt;br /&gt;L'enfant comprend enfin comment il entre dans le ventre de la m&#232;re : non pas tant comme une petite graine, mais bien comme Pinocchio dans le dessin anim&#233; : c'est-&#224;-dire comme un thon-spermatozo&#239;de au bout de la canne &#224; p&#234;che du p&#232;re, spermatozo&#239;de qui sera finalement &#233;lu pour la f&#233;condation et sa rencontre avec l'ovule. Il y s&#233;journera ensuite le temps n&#233;cessaire &#224; sa maturation et le probl&#232;me sera alors d'en sortir.&lt;br /&gt;L&#224; encore, la m&#233;taphore du bois et de la b&#251;che est pouss&#233;e jusqu'&#224; sa derni&#232;re logique. Si Pinocchio est un enfant issue d'une b&#251;che de bois qui &#233;tait pr&#233;destin&#233;e &#224; se consumer dans l'orgasme du co&#239;t au sein du ventre f&#233;cond, c'est en acceptant cet orgasme, symbolis&#233; par le feu qu'il allume dans le ventre de la baleine, que Pinocchio arrivera &#224; sortir du ventre maternel.&lt;br /&gt;Enfin, les &#233;ternuements successifs de la baleine symbolisent bien &#233;videmment la perte des eaux, les contractions ut&#233;rines et finalement l'expulsion de l'enfant de l'ut&#233;rus maternel et la d&#233;livrance ultime. Juste un court laps de temps d'adaptation &#224; la vie extra-ut&#233;rine et d'un coup de baguette magique (de la f&#233;e bleue), le souffle de la vie anime le nouveau-n&#233; Pinocchio qui s'&#233;veille : cette fois, tout le processus du &#171; comment fait-on les enfants &#187; est symbolis&#233; du d&#233;but jusqu'&#224; la fin. L'&#233;nigme de la sphinge est magnifiquement m&#233;taphoris&#233;e par le c&#233;l&#232;bre dessin anim&#233; de Walt Disney, &lt;i&gt;Pinocchio&lt;/i&gt;, pour le plus grand plaisir du jeune spectateur &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.psychanalyste-paris.com/-Psychanalyse-des-contes-de-fees-.html" rel="directory"&gt;Psychanalyse des contes de f&#233;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.psychanalyste-paris.com/+-Psychanalyse-des-contes-d-enfants-+.html" rel="tag"&gt;Psychanalyse des contes et l&#233;gendes&lt;/a&gt;, 
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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Blanche-neige et les sept nains : L'&#338;dipe de la petite fille et la rivalit&#233; avec la m&#232;re</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Blanche-neige-et-les-sept-nains-L.html</link>
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		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Sigmund Freud</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Lorsque Blanche-neige s'&#233;rige en reine du petit logis, elle prend en charge de mani&#232;re active sa f&#233;minit&#233; et se r&#233;concilie ainsi avec la jalousie maternelle qui l'a fait quitter la demeure royale. En outre, Blanche-neige se pr&#233;pare &#224; assumer sa sexualit&#233; f&#233;minine future et son pouvoir de s&#233;duction, en se rendant compte que les nains sont &#233;galement de &lt;i&gt;petits hommes&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsque, soudain, des tr&#233;fonds de l'inconscient, le refoul&#233; fait brusquement retour et se rappelle &#224; la belle enfant.&lt;br /&gt;L&#224; o&#249; le complexe d'&#338;dipe de la petite fille semblait en bonne voie ; l&#224; o&#249; Blanche-neige semblait avoir fait le grand m&#233;nage psychique n&#233;cessaire &#224; l'&#233;volution de sa maturit&#233; ; l&#224; o&#249; la libido de la petite fille semblait lentement glisser le long de l'&#233;quation symbolique p&#233;nis = enfant ; l&#224; o&#249; la petite fille semblait avoir r&#233;ussi &#224; surmonter le motif de la jalousie avec la m&#232;re ; l&#224; o&#249; la petite fille &#233;tait d&#233;j&#224; une petite femme&#8230; Soudain : &lt;i&gt;Adieu veau, vache, cochon, couv&#233;e&lt;/i&gt;, comme le disait La Fontaine.&lt;br /&gt;C'est ce que l'on appelle, en psychanalyse, le retour du refoul&#233;. Et ce qui &#233;tait refoul&#233;, rappelons-nous, c'est l'ambivalence, la haine-jalouse pour la m&#232;re, qui fait suite &#224; la d&#233;ception due au constat de la diff&#233;rence des sexes. Ce qui &#233;tait refoul&#233;, en d'autres termes, c'est tout simplement l'amour premier pour la m&#232;re, c'est la m&#232;re comme premier objet d'amour.&lt;br /&gt;[&#8230;] Si l'apparent bonheur de Blanche-neige dans la maison des sept nains tourne finalement au cauchemar, c'est que le d&#233;sir &#339;dipien qu'il sous-tendait &#233;tait ignor&#233; de Blanche-neige. D'un point de vue psychologique, tout &#233;tait pour le mieux dans le meilleur des mondes et la petite fille s'exer&#231;ait &#224; devenir m&#232;re. C'&#233;tait sans compter sur l'inconscient et sa logique &#339;dipienne implacable. Au vu du cauchemar qui surgit, il nous est permis de r&#233;interpr&#233;ter la prise de possession de la maison des sept nains comme l'expression d'un violent d&#233;sir &#339;dipien &#224; l'encontre de celle qui fait retour : la m&#232;re. Le retour de la m&#232;re d&#233;guis&#233;e, c'est, pour mieux dire, le retour d'un d&#233;sir d&#233;guis&#233; contre la m&#232;re.&lt;br /&gt;En s'appuyant sur les brillantes d&#233;couvertes de M&#233;lanie Klein, il est possible de r&#233;interpr&#233;ter la prise de possession par Blanche-neige de la petite maison &#224; l'or&#233;e du bois, comme la prise de possession, par la petite fille, du ventre de la m&#232;re et des enfants qui s'y trouvent &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Roi lion : L'&#338;dipe du petit gar&#231;on et le meurtre du p&#232;re</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Le-Roi-lion-L-OEdipe-du-petit.html</link>
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		<dc:date>2011-12-11T09:26:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Freud nous a depuis longtemps donn&#233; la cl&#233; de cette pathologique h&#233;sitation : si le prince Hamlet tout comme Simba, h&#233;site, c'est parce qu'inconsciemment, il croise dans le regard de l'oncle qu'il doit assassiner, son propre d&#233;sir &#339;dipien refoul&#233;. S'il ne peut se r&#233;soudre &#224; tuer son oncle, c'est parce qu'il se reconna&#238;t en lui : le tuer, c'est se tuer puisque c'est tuer le plus profond d&#233;sir qui, dans l'inconscient, le constitue. Le neveu partage avec son oncle ce d&#233;sir fou d'avoir voulu tuer son p&#232;re :&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.psychanalyste-paris.com/squelettes/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &#8220;Hamlet peut tout, sauf accomplir la vengeance sur l'homme qui a &#233;limin&#233; son p&#232;re et pris sa place aupr&#232;s de sa m&#232;re, cet homme qui lui montre la r&#233;alisation de ses souhaits d'enfance refoul&#233;s&#8221; (Sigmund Freud, &lt;i&gt;L'Interpr&#233;tation du r&#234;ve&lt;/i&gt;, in &lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes&lt;/i&gt;, Psychanalyse, volume IV : 1899-1900, PUF, pp. 307).&lt;br /&gt;Plus la vengeance se fait pressante, plus le d&#233;sir &#339;dipien refoul&#233; fait retour et plus la culpabilit&#233;, les auto-reproches et les scrupules qu'engendre ce d&#233;sir se font forts et paralysent cette vengeance. Hamlet est plong&#233; dans le cercle vicieux de l'inhibition.&lt;br /&gt;Simba r&#233;ussit &#224; rompre ce cercle vicieux gr&#226;ce &#224; Rafiki. En bon psychanalyste, celui-ci l'aide &#224; reconna&#238;tre en lui ce qu'il ignorait et refoulait jusque-l&#224; : son destin et son d&#233;sir &#339;dipien. C'est d'ailleurs son propre reflet que Simba aper&#231;oit dans l'eau, alors que Rafiki, perch&#233; sur son arbre, secoue les branchages et les feuillages en pronon&#231;ant sarcastiquement des onomatop&#233;es incompr&#233;hensibles. Le psychanalyste-Rafiki arrive &#224; brouiller la r&#233;flexion narcissique de Simba dans l'eau calme, en lan&#231;ant un caillou dans sa mare, pierre dont l'onde finit par brouiller le reflet imaginaire du h&#233;ros.&lt;br /&gt;Alors que Simba, &#233;nerv&#233; par cette pr&#233;sence troublante, demande &#224; Rafiki : &#8220;qui es-tu ?&#8221;, celui-ci lui r&#233;pond du tac au tac : &#8220;dis-moi plut&#244;t qui tu es ?&#8221; Le psychanalyste-Rafiki reprend &#224; son compte le fameux &lt;i&gt;Connais-toi toi-m&#234;me&lt;/i&gt;, le c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Gnothi seauton&lt;/i&gt; grec, le plus ancien des trois pr&#233;ceptes grav&#233;s sur le fronton du temple de Delphes, o&#249; &#338;dipe lui-m&#234;me &#233;tait venu consulter l'oracle. &#8220;Je croyais le savoir, je n'en suis plus tr&#232;s s&#251;r&#8221;, reconna&#238;t l'analysant Simba. En lui faisant rencontrer le p&#232;re qui vit en lui, Rafiki invite Simba &#224; reconna&#238;tre son d&#233;sir &#339;dipien. Le singe-psychanalyste n'h&#233;site d'ailleurs pas &#224; ass&#233;ner un coup de b&#226;ton &#224; Simba qui h&#233;siterait &#224; faire face &#224; son conflit. Il proc&#232;de ainsi comme le ma&#238;tre bouddhiste inspir&#233; de la technique zen, interrompant le silence par un coup de pied ou un coup de b&#226;ton. Le psychanalyste se contente d'un sarcasme qui invite l'analysant &#224; trouver les r&#233;ponses &#224; leurs propres questions et &#224; trancher d'eux-m&#234;mes leurs propres conflits. La psychanalyse-expresse du h&#233;ros est salvatrice et Simba repart affronter victorieusement son destin et reprendre sa place dans le cycle de la vie &#187; (Christophe Bormans, &lt;i&gt;Psychanalyse des contes et dessins anim&#233;s&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Narcissisme et &#233;change</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Narcissisme-et-echange.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.psychanalyste-paris.com/Narcissisme-et-echange.html</guid>
		<dc:date>2009-01-23T03:29:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Sigmund Freud</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Pulsions et destins des pulsions</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Chacun conna&#238;t en outre, la fi&#232;vre collectrice, qui prend les enfants dans les cours d'&#233;coles primaires. Collectionner (c'est-&#224;-dire &#233;conomiser) et troquer (c'est-&#224;-dire &#233;changer), constituent v&#233;ritablement les premiers pas d'une activit&#233; &#233;conomique qui pourra devenir par la suite florissante. Cailloux, billes ou boutons, sont autant de pi&#232;ces primitives, c'est-&#224;-dire de monnaie en tant qu'elle satisfait enti&#232;rement aux trois principes fondamentaux mis en &#233;vidence par l'&#233;conomie politique : instrument de r&#233;serve de valeur et unit&#233; de compte (collection), et moyen d'&#233;change (troc).&lt;br /&gt;Le caract&#232;re libidinal et jouissif de la pulsion anal infantile a progressivement &#233;t&#233; refoul&#233;, sublim&#233; ou id&#233;alis&#233; dans l'inconscient, au fur et &#224; mesure que s'est affirm&#233; le principe de r&#233;alit&#233;. Ne reste plus que la derni&#232;re &#233;tape : la transformation de ces monnaies primitives en pi&#232;ces et billets.&lt;br /&gt;Quant aux cartes &#224; jouer et &#224; collectionner, qui ne semblaient gu&#232;re &#224; la mode du temps de Ferenczi, mais qui sont aujourd'hui si r&#233;pandues et estim&#233;es dans les cours de r&#233;cr&#233;ation, elles sont progressivement &#233;chang&#233;es contre des papiers monnaie, des livrets de caisse d'&#233;pargne, et plus tard, des actions ou autres obligations (SICAV, Bons du Tr&#233;sor, etc.). Ainsi, les produits et les march&#233;s financiers qui n'en finissent pas de se multiplier selon un pur principe de r&#233;alit&#233;, sont-ils dans l'inconscient, attach&#233;s au pur principe de plaisir et &#233;manent de la joie de le poss&#233;der qui a sa source la plus profonde et la plus f&#233;conde dans la coprophilie. La question de savoir si, dans ce floril&#232;ge d'&#233;changes, la pulsion anale est effectivement sublim&#233;e ou si, au contraire, l'objet de cette pulsion narcissique est simplement id&#233;alis&#233;, reste quant &#224; elle, dans le contexte actuel, plus que jamais pos&#233;e. &#187; (Christophe Bormans, &#171; Narcissisme et &#233;change &#187;).&lt;/p&gt;

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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#338;dipe face &#224; l'&#233;nigme de la violence</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/OEdipe-face-a-l-enigme-de-la.html</link>
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		<dc:date>2008-07-10T07:03:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Sigmund Freud</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Corps trahis &#224; l'aune du moi id&#233;al, pays imaginaire o&#249; l'ombre du soleil vient s'&#233;chouer aux confins de l'imago maternelle. L'aspect r&#233;p&#233;titif et presque rituel de ce ratage monotone et m&#233;lancolique est appel&#233;, d&#232;s le d&#233;but du po&#232;me, par l'air lancinant de la traditionnelle chanson allemande du &lt;i&gt;Lieber Augustin&lt;/i&gt; : &#8220;Ah ! Mon cher Augustin, tout est fini, fini.&#8221; &#192; la magie du signifiant qui ne signifie rien, le &lt;i&gt;Bierstube&lt;/i&gt; de l'Autre langue suit l'extraordinaire condensation du n&#339;ud des pulsions phalliques : le lait du sein maternel et &#8220;les l&#232;vres gourmandes&#8221; de la pulsion orale conjointes au regard &#233;voqu&#233; par les &#8220;amandes&#8221; des yeux sont ici non pas tant convoqu&#233;s que v&#233;ritablement invoqu&#233;s par la demande de la voix dont le fredonnement implique la r&#233;p&#233;tition. La pulsion de mort est finalement apaisement de la jalousie d&#233;crite par le saint du m&#234;me nom, d&#233;peignant l'horreur qu'il &#233;prouve &#224; l'image du fr&#232;re cadet attach&#233; &#224; la mamelle de sa propre m&#232;re (saint Augustin, &lt;i&gt;Confessions&lt;/i&gt;, Livre I, chapitre VII). C'est de cette coupure (ablactation) que s'instaure le rien de la pulsion sexuelle dans son intrication intime &#224; la mort repr&#233;sent&#233;e par le tableau de B&#339;cklin (Le &lt;i&gt;Toteninsel&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;L'&#238;le des morts&lt;/i&gt;, 1880), dont on sait qu'il a &#233;t&#233; peint en r&#233;ponse &#224; la sollicitation d'une jeune veuve qui souhaitait fixer sa r&#234;verie sur une image appropri&#233;e &#224; la circonstance. Le po&#232;me en une abr&#233;action symbolique retrouve la m&#233;moire de la sexualit&#233; premi&#232;re : la chambre comme lieu clos, le peignoir qui s'ouvre sur la nudit&#233; du corps de la m&#232;re, la bouilloire se substituant &#224; la voix de la berceuse. La lumi&#232;re et la transparence viennent buter sur le roc du myst&#232;re de la mort et du sexuel peint par le ma&#238;tre suisse. &#192; la non-reconnaissance de sa propre image au miroir ou &#224; l'image prodigieuse et jubilatoire &#224; jamais perdue succ&#232;de le vertige du vide, de l'inconscient. Ce stade est incontournable, nous dit le po&#232;te, et marque &#224; jamais l'image du petit de l'homme : c'est &#8220;ainsi que les hommes vivent&#8221;. &#187; (C. Bormans, &lt;i&gt;&#338;dipe face &#224; l'&#233;nigme de la violence &lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gen&#232;se de la violence et violence de la Gen&#232;se</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Genese-de-la-violence-et-violence.html</link>
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		<dc:date>2007-01-08T10:23:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>


		<dc:subject>Sigmund Freud</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques Lacan</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse des contes et l&#233;gendes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Au sortir du paradis terrestre (sevrage, ablactation), Ca&#239;n, le premier n&#233;, est surpris par l'image de son fr&#232;re nouveau-n&#233;, Abel, attach&#233; &#224; la mamelle de la m&#232;re de tous les hommes, Eve : &#8220;Elle enfanta encore son fr&#232;re Abel&#8221; (4,2). Le regard de l'&#201;ternel sur cette offrande est regard de la m&#232;re sur cet enfant auquel elle offre son sein, image qui r&#233;active une chute, dont la Gen&#232;se t&#233;moigne du caract&#232;re par trop pr&#233;cipit&#233; et ravageur. Au sortir de l'Eden, Ca&#239;n est litt&#233;ralement &#8220;surpris par l'intrus dans le d&#233;sarroi du sevrage&#8221;, et tel l'enfant observ&#233; par saint Augustin, &#8220;il le r&#233;active sans cesse &#224; son spectacle&#8221;. Il r&#233;gresse imm&#233;diatement et &#8220;r&#233;agit&#8221; rapidement &#8220;par la destruction imaginaire du monstre&#8221; qui n'est autre que le simple reflet invers&#233; de son propre d&#233;sir, renvoyant ainsi Abel et l'inceste consomm&#233; dans les profondeurs des entrailles d'o&#249; il sort, celles de &#8220;la terre qui a ouvert sa bouche&#8221; comme le pr&#233;cisent les &#201;critures (4,11). Ca&#239;n, d&#233;sormais &#8220;errant&#8221; et &#8220;vagabond sur la terre&#8221;, est condamn&#233; - telle une fourmi sur la surface topologique -, &#224; ne jamais pouvoir y entrer si ce n'est qu'&#224; sa propre mort ; il inaugure par l&#224; m&#234;me le prototype du fantasme et de la culpabilit&#233; obsessionnelle.&lt;br /&gt;Ce que nous enseigne tout aussi bien la Gen&#232;se que la lettre lacanienne, c'est que &#8220;la jalousie humaine&#8221;, en formant son objet, &#8220;se r&#233;v&#232;le comme l'arch&#233;type des sentiments sociaux&#8221;. L'&#233;ternel &#8220;Faisons l'homme &#224; notre image, selon notre ressemblance&#8221; ou &#8220;le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je, telle qu'elle nous est r&#233;v&#233;l&#233;e dans l'exp&#233;rience psychanalytique&#8221;, signifie que la confrontation au d&#233;sir incestueux (ou imago maternelle) est non seulement incontournable, mais surtout qu'elle r&#233;v&#232;le la violence inaugurale et constitutive du sujet de l'inconscient. &#187; (C. Bormans, &lt;i&gt;Gen&#232;se de la violence et violence de la Gen&#232;se&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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		</description>



		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;change et travail</title>
		<link>http://www.psychanalyste-paris.com/Echange-et-travail.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.psychanalyste-paris.com/Echange-et-travail.html</guid>
		<dc:date>2006-11-27T17:16:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe BORMANS</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#171; La notion de ch&#244;mage ne fait son apparition que tr&#232;s tardivement dans le d&#233;bat &#233;conomique. En effet, il faut attendre le d&#233;but du XXe si&#232;cle, pour qu'une v&#233;ritable r&#233;flexion th&#233;orique s'organise autour de ce probl&#232;me. La raison peut sembler cruelle, elle a cependant le m&#233;rite d'&#234;tre simple : tant que la mort fait partie int&#233;grante de la vie, la notion de ch&#244;mage n'a aucune raison d'exister. En termes freudiens, l'on dirait qu'il faut attendre que les civilisations refoulent la mort, pour voir &#233;merger la notion de ch&#244;mage. Or, dans la pens&#233;e classique, rien de tel. Le raisonnement des &#233;conomistes classiques ne laisse subsister aucune ambigu&#239;t&#233; &#224; cet &#233;gard. (...) D'ailleurs, le r&#233;v&#233;rend T. R. Malthus ne m&#226;che pas ses mots lorsque, dans la pr&#233;face &#224; la premi&#232;re &#233;dition de son c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Essai sur le principe de population&lt;/i&gt;, il d&#233;clare : &#8220;Un homme qui est n&#233; dans un monde d&#233;j&#224; poss&#233;d&#233;, s'il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu'il peut justement lui demander, et si la soci&#233;t&#233; n'a pas besoin de son travail, n'a aucun droit de r&#233;clamer la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop au banquet de la nature ; il n'a pas de couvert vacant pour lui. Elle lui recommande de s'en aller et elle mettra elle-m&#234;me promptement ses ordres &#224; ex&#233;cution.&#8221; &#187; (Ch. Bormans, &lt;i&gt;&#201;change et travail&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;

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