Réactions « à chaud » à l’actualité politique, économique ou sociale, lorsque celle-ci se laisse confronter au point de vue psychanalytique et à l’analyse de ses ressorts inconscients.
Édito
Freud n’a pas inventé la poudre... Mais presque !
28 juillet 2006, par Christophe BORMANS« Qu’est-ce que le Salpêtre ? Un vieux mot, qui provient du latin médiéval Salpetræ, qui veut dire - nous dit le Petit Robert : “Sel de pierre”. Nullement étonnant que Freud, pour en sortir, s’engouffre dans Notre Dame aux abords de laquelle les gargouilles béantes - sel du saint-esprit, ou phallus-presqu’ailés -, semblent vouloir venir se poser, comme le vautour de Léonard, non pas entre ses lèvres, mais entre cette trompe qu’est l’oreille de Freud-Sainte Vierge à l’occasion. “Saperlipopette !” s’étonnait Tryphon Tournesol, cet astronome singulier, botaniste à ses heures tout comme Freud, et passionné d’occultisme et de parapsychologie. Sourd comme un pot ! il tend, lui, son cornet acoustique entre le tout et le rien, c’est-à-dire entre le capitaine ad hoc (“à cet effet”) et Tintin (“rien du tout !”) ; il nous criait-là un euphémisme de “Sapristi” - dont les oiseaux de Schreber raffolaient -, c’est-à-dire un euphémisme de sacré ! “Nom de nom” préférait Lacan !
On sait que, juste avant de venir à Paris, Freud a raté de peu l’invention de la cocaïne ; mais en a-t-il pour autant raté l’invention de la poudre ? Poudre de perlimpinpin pour ce beau livre blanc et bariolé tout de même baptisé de “noir”. Preuve s’il était besoin d’en apporter, que le signifiant lacanien est en pleine effervescence chez ses auteurs : eux sont bien arrivés à “Hommes”, et ils ne comptent pas en repartir de si tôt ! » (Christophe Bormans, Éditorial).
Édito
Pourquoi ne déchargez-vous donc pas ?
1er mai 2006, par Christophe BORMANS« Et c’est bien là qu’en sont les Majors, persuadées de comprendre, elles, la création artistique (qu’elle soit musicale, cinématographique, etc.), persuadées qu’elles sont d’en avoir le monopole de cette création, eh bien elles s’autorisent, à l’instar du délirant Schreber, à “ch... sur le monde entier”.
C’est donc une lutte vaine que celle des Majors contre le téléchargement, contre la congélation de la musique. Car si on télécharge de la musique (des voix), des films (du regard), bref de la pourriture quoi, des objets a, excréments, seins, etc., sur Internet, c’est, soyons-en assurés, pour ne rien en faire, ou plutôt, en faire “rien”, ce “rien” étant l’immatérialité psychique dans laquelle se cristallise véritablement cet objet a » (C. Bormans, Sarkozy, Schreber et le P2P).
Édito
Des enfants battent le « On » !
28 novembre 2005, par Christophe BORMANS« On veut tuer Freud mais il est déjà mort ; alors “On” tourne en rond. Pourquoi ? Parce que maintenant qu’il est mort - et que l’on croit que “On” l’a tué - il s’agirait justement de le bouffer : c’est ça, la théorie de Freud sur le meurtre du père !
Mais là, il ne semble plus y avoir grand monde. On a peur de le bouffer tout cru, justement, ce cadavre du bon vieux docteur. Alors on le regarde, ce cadavre, là, juste sous nos yeux, et on dit : ça sent pas bon... J’en veux pas... J’ai pas faim... Comme quand on a cinq ans devant le plat de rognons qui nous répugne, “On” ne sait pas pourquoi... Eh bien “On” ira chez le psychanalyste pour le savoir, et il s’agira de demander la permission de se lever du divan avant d’avoir tout fini : “mange ton dasein” ! Et la fin de l’analyse, précisément, c’est là où il faut mettre les bouchées doubles...
“On” connaît l’histoire que raconte personne dans le film du même nom : la morale y était que parfois, il vaut mieux être bien au chaud dans la merde, plutôt que de se faire bouffer tout cru. Dans l’inconscient, c’est l’inverse.
Ulysse s’y était essayé avec le Cyclope, pour ma part, si la psychanalyse avait besoin d’un slogan publicitaire, je proposerai celui-ci :
Vous en avez marre d’être comme tout le monde ?
Vous voulez enfin être quelqu’un ?
Faites une analyse...
... Ne soyez plus personne ! » (C. Bormans, 19 novembre 2005).
Société, Inondations
... Et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères
26 septembre 2002, par Christophe BORMANSLa cacophonie des débats sur les récentes inondations n’est pas sans rappeler celle des moines du film de J.-J. Anneau : « Au nom de la rose ». Ces moines qui, confrontés à la mort inexpliquée, préfèrent courir dans tous les sens et refouler la mort, plutôt que de découvrir le véritable meurtre. Après le deuxième crime, et dans l’affolement général qui règne dans l’enceinte du monastère, l’on peut entendre une voix déclamant les dixième et onzième versets du chapitre huit de l’Apocalypse de St Jean.
Télévision
Castration scopique & Nirvana
20 mai 2002, par Christophe BORMANSPsychanalyse-paris.com
Football & Conflit névrotique
13 mai 2002, par Christophe BORMANS